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La start-up Entrupy met au point un outil pour repérer les contrefaçons

La start-up Entrupy met au point un outil pour repérer les contrefaçons


Pour ce qui est de doubler son bénéfice net et de surprendre ainsi les analystes, Alibaba n’a pas de problème. Par contre, là ou le leader du e-commerche chinois se débrouille moins bien, c’est avec la problématique de la contrefaçon. L’an dernier, la coalition internationale anti contrefaçon a décidé de suspendre temporairement l’adhésion d’Alibaba. En cause, le manque d’efforts de la société pour éviter les ventes de faux sur son site web. Aussi, le fait que Jack Ma, fondateur d’Alibaba, déclare que les articles chinois de contrefaçon pouvaient offrir une meilleure qualité les vrais n’a pas du aider l’entreprise. Malgré les efforts de la coalition, des tas d’articles de contrefaçon tels que les sacs à main ou les articles de prêt-à-porter continuent de circuler. Pour palier à cela, la start-up new-yorkaise Entrupy a mis au point un outil permettant de savoir si oui ou non un article de mode est un faux.

Entrupy a développé une caméra de microscope portative qui permet à n’importe qui possédant un smartphone d’authentifier un accessoire de luxe, et ce en quelques minutes. Semblable à une lampe de poche, la caméra agrandit les détails jusqu’à 260 fois, permettant ainsi de découvrir des détails invisibles à l’oeil nu. Sont en ligne de mire de la caméra, le grain du cuir, les dépassements de peinture, les détails du logo, et autres. Selon Entrupy, depuis le lancement il y a un an, la précision de son outil se serait améliorée de plus de 98% pour l’analyse de marques telles que Louis Vuitton, Chanel ou Gucci.

En 2017, les fabricants de vêtements dépenseront 6,15 milliards de dollars en technologies anti-contrefaçon, selon un chercheur travaillant à Visiongain. Depuis la popularité croissante et la tendance de la seconde main, il est encore plus difficile de freiner les contrefaçons. Selon Susan Scafidi, directrice de l’Institut de droit de la mode à l’Université Fordham, « Il y a 10 ans, une personne achetant un sac d’occasion savait très bien que Chanel, Gucci et Prada ne vendent pas dans le coin de la rue […] Mais maintenant, avec tant de commerce légitime et illégitime en ligne, il est très difficile pour les consommateurs de faire la différence ». Et effectivement, les magasins d’articles d’occasions en ligne comme RealReal et Vestiaire Collective utilisent les compétences d’experts en contrefaçon afin de ne pas se faire piéger. Mais malgré leurs efforts, certains clients se plaignent toujours qu’on leur ai vendu des articles de contrefaçons.

Entrupy a réussi à convaincre plusieurs magasins de seconde-main à New-York de leur donner accès à leur inventaire afin de pouvoir créer une puissante base de données. Ainsi, cette dernière contient des dizaines de millions de photographies d’environ 30 000 sacs à main et portefeuille différents. En août, la start-up a recueilli plus de 2,6 millions de dollars auprès d’investisseurs, un montant qui va servir à concevoir une caméra plus rapide et à ajouter plus de marques à la liste selon le fondateur Vidyuth Srinivasan.

Source : Bloomeberg

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